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19
Nov
Le Skipper

Aujourd’hui sportif de haut niveau, Stéphane Le Diraison a commencé à naviguer dès sa tendre enfance sur le bateau familial. Originaire d’Hennebont et amariné avant même de savoir marcher, la mer a toujours été un terrain de jeu familier, à proximité de là où il a grandi et où il s’est construit.

À 15 ans, Stéphane n’était plus très sérieux ; l’adolescence lui jouait des tours et la maturité n’était pas au rendez-vous, comme bon nombre de ses camarades du même âge. C’est à ce moment décisif que son père lui lança un défi, aujourd’hui considéré par le navigateur comme un tournant majeur de sa vie. Le patriarche a à cette époque et depuis peu, repéré une vieille épave dans une vasière. En piteux état, il met Stéphane au défi de l’acheter et de la remettre sur pied.

Le challenge donne un nouvel élan à l’adolescent, qui en quelques mois de bricolage se transforme en jeune homme, gagnant du même coup en confiance et en maturité. L’épave est restaurée et c’est non sans un mélange de surprise et de fierté que le père la retrouve transformée en un bateau prêt à naviguer.

En solitaire dès l’âge de 15 ans

Prêt dites-vous ? Il n’en faut pas plus au jeune Stéphane qui, peu de temps après, se décide par un savoureux mélange d’audace et d’esprit aventurier, à mettre le cap seul sur le grand large, à bord de son bateau de 6 mètres. Tour à tour, il navigue en solo jusqu’en Angleterre, en Espagne ou au Portugal, franchissant du haut de ses 15 ans le golfe de Gascogne sans l’aide de personne. Des étapes qu’il n’oubliera jamais, pionnières dans sa vie de marin solitaire.

« On est pas sérieux quand on a 17 ans ». La célèbre phrase d’Arthur Rimbaud n’est pas sans fondement. Paradoxalement, c’est très sérieusement qu’à cet âge Stéphane commence à envisager le Vendée Globe comme un objectif, certes complètement fou, mais réalisable !

Régatier alors assidu en Class 8 à Lorient, un monocoque sportif de 8 mètres, son idée d’être sur la ligne de départ se nourrit de sa proximité avec 2 stars de la voile de l’époque : Alain Gauthier et Jean-Luc Van Den Heede, vainqueur et dauphin de la 2e édition du Vendée Globe 1992-1993. Dès lors, l’idée du mythique tour du monde est inscrite dans son esprit et Stéphane est entraîné par le tourbillon de la vie.

Un sportif engagé

Formé comme ingénieur, il devient responsable de l’activité Énergies Marines Renouvelables pour l’entreprise Bureau Veritas et passe plusieurs années à défendre les énergies renouvelables auprès des entreprises et des institutions. Stéphane lutte ainsi contre les énergies fossiles – comme le pétrole, qui contribuent à l’épuisement toujours plus rapide des ressources terrestres, à l’exploitation des milieux naturels et aux émissions de gaz à effets de serre qui y sont associées. C’est une mission importante pour l’ingénieur, déjà préoccupé par les enjeux environnementaux propres à notre époque et inquiété par le changement climatique.

3, 2, 1… Go !

Parallèlement, il continue de naviguer en intégrant plusieurs circuit de haut niveau, décrochant plusieurs beaux résultats sur des courses en solitaire comme la Mini-Transat ou la Route du Rhum.
Finalement, à l’issu de son expérience dans le monde du travail et fidèle au rêve de sa jeunesse, il abandonne sa casquette de salarié pour se consacrer à ses rêves de course au large, convaincu qu’il participera au Vendée Globe quoi qu’il en coûte.
Après une première expérience soldée par un démâtage en 2016, c’est bien grâce à sa persévérance qu’il se retrouve aujourd’hui de nouveau inscrit pour le Vendée Globe 2020 !

N’oubliez jamais vos rêves et battez-vous pour y parvenir, car un objectif qui peut paraître irréalisable est toujours atteignable si vous le voulez vraiment.

Seul en Mer mais bien entouré à Terre

Pour mener à bien son projet, Stéphane s’entoure d’une équipe compétente et motivée, prête à le soutenir quoi qu’il en coûte. Sauras-tu trouver le rôle de chacun ?

Le gréeur (pour le gréement courant) : Il s’occupe de tous les bouts, écoutes, drisses, c’est-à-dire tous les cordages servant à régler et manœuvrer les voiles. Le gréeur ne doit surtout pas négliger son matelotage ! Il doit être en capacité de tresser les cordages en réalisant ce qu’on appelle des « épissures ».  (Laurent)

Le gréeur (pour le gréement dormant) : Il s’occupe de tous les espars, c’est-à-dire tous les éléments fixes du bateau : mât, bôme, tangon. (Cocoche)

Le préparateur physique : c’est le coach personnel du skipper ! Ce n’est pas pour rien que le Vendée Globe est surnommé « L’Everest des Mers », cette course est un véritable défi physique et mental. Il faut avoir autant de force pure que de force dite « de fond », c’est-à-dire une endurance à toute épreuve. Le préparateur physique veille à la bonne préparation du skipper pour qu’il soit en capacité d’affronter les mers du Sud ! (Nom ?)

Le Boat Captain : Il est le bras droit du skipper. Polyvalent, il est en mesure de veiller à la bonne préparation du bateau, depuis le chantier jusqu’à la manutention, et seconde Stéphane durant ses navigations. Il doit pour cela avoir une grande expérience des bateaux et de la mer, afin d’aider le skipper dans ses manœuvres, ses réglages de voiles, sa stratégie et son analyse du plan d’eau. (Loïc)

Directrice de projet : un rôle capital qui se joue plus à terre qu’en mer. Car le Vendée Globe, c’est beaucoup de préparation à terre pendant une période très longue pour ces quelques mois face aux océans ! La directrice de projet doit avoir une bonne connaissance des éléments techniques du bateau, mais doit surtout gérer tout ce qui se cache dans les coulisses de la course : la recherche de budget, la logistique, la communication, les relations avec la presse… Elle a donc une bonne connaissance des entreprises et des institutions. (Solène)

Le préparateur expert : Il doit avoir un savoir-faire hors pairs dans plusieurs domaines, stratification, matelotage, composites. Le préparateur expert doit être polyvalent et son expérience variée lui permet également d’assurer la relève, en apprenant aux plus jeunes tous les aspects techniques concernant la bonne préparation du bateau.

Le médiaman : c’est l’œil dans l’œil de l’équipe ! Le médiaman s’assure de prendre toutes les prises de vue, photos, vidéos, nécessaires à la bonne communication de la course et du projet. Surtout, il est chargé de capturer dans son objectif tous les souvenirs précieux relatifs à l’aventure du bateau, souvenirs que chacun sera très heureux de retrouver dans quelques années ! (photo Ludovic)

Publié par La rédaction - TFO dans Kids le 19 novembre 2020

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